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| | Epicurisme et christianisme, le mariage impossible | |
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| Auteur | Message |
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karg se Ayatollah


Age : 26 Inscrit le : 11 Mai 2007 Messages : 2786 Localisation : Cestas
 | Sujet: Re: Epicurisme et christianisme, le mariage impossible Ven 1 Aoû - 17:22 | |
| | Citation: | | Je demanderai à la femme de mon curé et à ses enfants. | il faut bien donner sa dose de chair(e) à la bête. _________________ Les grandes démocraties, qui ont tous les moyens,ne font plus peurs parce qu'elles ne donnent pas l'exemple. Ceci ne peut plus durer, elles doivent êtres exemplaires, lier la parole à l'acte, comme Barrack Obama l'a dit. Alpha Oumar Konaré, ancien président malien, ancien président de la Commission de l'Union africaine. |
|  | | Infinity modérateur


Age : 19 Inscrit le : 01 Juil 2007 Messages : 1098 Localisation : près de Toulouse
 | Sujet: Re: Epicurisme et christianisme, le mariage impossible Sam 2 Aoû - 10:49 | |
| | Prufrock a écrit: | Ce serait hypocrite pour un chrétien mais il n’était alors pas encore baptisé. Quant à son texte, il cible les moeurs urbaines dépravées, qui recoupent les principaux thèmes épicuriens et la référence aux pourceaux. Force-t-il le trait? Ni plus ni moins que l'ensemble des auteurs grecs de son époque lorsqu'il s'agit de présenter une doctrine jugée inepte. Il est par ailleurs difficile de se baser sur l’Évangile pour condamner ceux qui sont morts au monde: [...]
Au demeurant, à moins de nier la puissance de la prière, je ne vois pas comment des hommes passant leurs journées à prier pour leurs prochains pourraient être accusés de délaisser ces derniers. Je pense par ailleurs qu’il est plus sage, comme nous l’enjoint l’Écriture, de juger l’arbre à ses fruits. Quels sont donc les fruits spirituels de ceux que tu nommes chrétiens épicuriens? Quels saints, quels martyrs ont-ils donné à l’Église? Quelles personnes, quelles contrées ont-ils converti à l’Évangile de par leurs prières, leurs prêches et leurs vies? |
Je ne nie pas la puissance de la prière, mais j'affirme qu'il faut aussi des actions plus matérielles. "Je le soignais, Dieu le guérit" disait Ambroise Paré. Prier revient à penser qu'à "Dieu tout est possible". Cela n'interdit aucunement l'action, au contraire. Sans action corrélative la prière est un luxe que je qualifierais presque de bourgeois et d'hypocrite. J'ai parlé d'Eckhart qui préférait s'occuper des pauvres que recevoir les grâces divines. C'est ça un véritable chrétien pour moi. Sinon pour l'épicurisme, de belles bêtises ont été écrits sur lui... j'ai relu la Lettre à Ménécée et j'ai rarement vu doctrine plus stricte que celle d'Epicure. Quant aux fruits spirituels... les saints reposent bien évidemment sur une conception catholique du christianisme. Or en parlant d'Epicurisme je me place plutôt sur le plan de l'humanisme. Et là, on a des gens qui ne sont pas des moindres : Rabelais, Erasme, Pétrarque, auxquels j'ajouterai même saint Thomas More, ami proche d'Erasme. Ces hommes ont énormément apporté à la culture et la spiritualité d'un temps. De plus permets-moi de douter qu'évangéliser par les armes soit plus efficace qu'évangéliser en rétablissant une culture antique dévalorisée par un christianisme trop austère. Crois-tu qu'en lisant Cicéron ou Ovide ma foi soit touchée ? Ce sont les faibles qui pensent cela, tout comme ce sont des faibles qui ont imaginé l'Index. Une vraie foi n'a peur de rien, et s'enrichit de ce qu'elle touche, même si cela lui est contraire. A mon avis quelqu'un comme Erasme peut faire beaucoup plus de chrétiens qu'un saint Thomas d'Aquin qui écrit une doctrine abstraite et inaudible pour le commun des mortels, et qui est assez déconnectée de la réalité concrète. Et je dis cela alors que j'aime beaucoup saint Thomas. Mais je me suis aperçu que dans le catholicisme, on élaborait des doctrines très belles et puissantes, simplement il y a un christianisme à deux niveaux : les théologiens pensent uqe le diable est du "non-être", alors qu'au chrétien du quartier on lui insuffle la peur du diable pour en faire un bon petit chrétien. Ce que je reproche à cette vision du christianisme, c'est d'élaborer un christianisme pour les théologiens et un christianisme pour les boulets. Le protestantisme est un peu l'excès inverse, c'est un christianisme pour les communs seulement. Pourtant Luther était un grand théologien... Et l'humanisme résout à mon avis la contradiction : tout le monde peut lire du Erasme et y trouver son compte, peuple comme grand théologien.
petit PS au passage : j'aimerais bien qu'on me commente les Noces de Cana (et autrement qu'en disant : seul saint Jean l'a rapporté donc c'est douteux) , parce que cela contredit à mon avis toute une idée du plaisir qu'on se faisait. _________________ « Pluralitas non est ponenda sine necessitate. » G. d'Ockham, In Sent.
« A force de trop haïr le vice, ils en viennent à ne pas aimer assez les hommes. » E. Burke, Réflexions sur la Révo. |
|  | | Prufrock Parvenu


Inscrit le : 06 Juin 2007 Messages : 1209
 | Sujet: Re: Epicurisme et christianisme, le mariage impossible Dim 3 Aoû - 10:13 | |
| Je ne veux pas polémiquer inutilement sur les autres points car le plus important est effectivement de se pencher sur les noces de Cana, toutefois je crois qu’il est nécessaire de revenir sur quelques points. La Bible nous apprend que chaque homme reçoit une vocation et des charismes qui lui sont propres. Certains hommes, ceux qui se sont faits "eunuques à cause du Royaume des cieux" comme le dit le Christ, répondent donc à l’appel de la vie monacale. Le fondement de cette vie, comme celle de tout chrétien d’ailleurs, est la prière et l’ascèse. Le rôle social des monastères dans l’histoire n’est plus à démontrer; tantôt hôpitaux, universités ou refuges, les monastères contribuèrent grandement à l’édification morale et matérielle des nations chrétiennes et c’est un très bonne chose à condition de ne jamais oublier qu’il s’agit là de la résultante de l’action de la grâce. Leur rôle au sein de l’Église est également considérable puisque les évêques et patriarches sont peu ou prou uniquement choisis parmi les moines -c’est encore vrai en Orient, cela ne l’est plus en Occident. Il existe en revanche certains ordres purement contemplatifs, à l’image de celui des Chartreux. Les hommes qui rejoignent de tels ordres ont reçu une grâce bien particulière: dès ce monde, ils appartiennent seulement au Ciel. Il est bien évidemment bon d'assister matériellement son prochain, mais l’Église a inlassablement besoin d’hommes priant continuellement pour le salut des vivants et des morts, a fortiori dans une période de désaffection spirituelle. Il faut par ailleurs bien comprendre qu’ils n’ont fait que répondre à la volonté de Dieu et il n’y a aucun jugement négatif à porter sur cela.
Je te rejoins en partie sur le reste. On trouve au sein des écrits des Pères de l’Église de nombreux témoignages attestant de la présence de fragments de vérité dans les croyances païennes et il est effectivement intéressant de lire des auteurs comme Cicéron, notamment lorsqu’ils évoquent rôle que doit jouer la religion dans la société. Les Pères grecs sont souvent issus d’un milieu païen et connaissent pour la plupart sur le bout des doigts les auteurs antiques. S’ils ont parfois adopté une attitude méfiante quant à leur étude, c’est par crainte de voir tout un chacun décalquer des schémas inadaptés à la foi chrétienne, ce qui constitue une source intarissable pour les hérésies. L’étude des belles lettres a toujours été autorisée mais elle devait avoir pour préalable l’enseignement de la science du salut. C’est une simple question de hiérarchie des priorités. En ce qui me concerne, mon Église ne connaît ni Index ni excommunication, mais je ne jugerai pas les autres Églises sur ce point car ces pratiques peuvent se justifier pour des raisons culturelles et, peut-être, par une certaine confusion entre ce qui relève du dogme et ce qui relève de la doctrine. Le risque de plonger la foi dans des spéculations métaphysiques inextricables se situe dans le même ordre d’idées et justifie une nouvelle fois la prudence des Pères de l’Église au sujet de la philosophie. Je nuancerai néanmoins ta remarque sur l’Église catholique en rappelant que même un "chrétien de base" peut devenir Docteur de l’Église. C’est le cas de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.
Venons-en maintenant à l’essentiel.
Il n’est nullement dans mon intention de nier la véracité du récit des noces de Cana. La singularité de l’Évangile selon saint Jean, en rapport aux Évangiles synoptiques, est une force et non une faiblesse. L’épisode des noces de Cana possède en tout premier lieu une dimension prophétique qui nous renvoie à différents épisodes de la Passion du Christ: l’environnement et les protagonistes rappellent la Cène tandis que l’eau et le vin (le sang) sont les substances qui s’écoulent du flanc du Christ après que saint Longinus l’ait percé de sa lance. Cela eût d’ailleurs des conséquences liturgiques importantes puisque certaines Églises s’opposèrent sur la pertinence d’ajouter de l’eau au vin lors de l’Eucharistie. Ceci étant dit, nous pouvons désormais en venir à l’essence même de ce passage. Je ne sais pas ce qu’il en est en Occident, mais en Orient cet épisode est considéré comme fondamental pour saisir le sens du sacrement du mariage chrétien, à tel point que toutes les liturgies orthodoxes du mariage le mentionnent à plusieurs reprises. Quel est donc ce sens? Pour le comprendre, il faut tout d’abord se retourner vers la Genèse. Dieu a crée l’homme et la femme pour qu’ils ne forment qu’une seule chair, un seul être. Tout comme il y a consubstantialité du Père et du Fils dans le dogme trinitaire, hommes et femmes partagent une seule et même substance dans le sacrement du mariage. On retrouve cette idée dans le Cantique des Cantiques (Ct II, 16), dans les écrits de saint Paul (Eph V, 21-33) et dans ceux des Pères de l’Église. Le Christ rappelle donc à Cana ce qui fut instauré en Éden. Il est également intéressant de se pencher sur le rôle joué par la Sainte Vierge lors de ces noces, qui est une véritable intercession auprès de son Fils. Lorsqu’elle lui fait remarquer que les hommes n’ont plus de vin, le Christ lui répond que son heure n’est pas encore venue. Le vin est ici le symbole de l’innocence perdue, de la source de vie tarie, et il faudra attendre le sacrifice du Christ sur la croix pour qu’il coule à nouveau pour chaque homme. Le verset suivant est également loin d’être anodin puisqu’il nous enseigne que les jarres servant aux purifications des Juifs sont vides et que le Christ demande à ce qu’on les remplisse d’eau. Comment ne pas songer au passage de l’Ancienne à la Nouvelle Alliance et à l’instauration du sacrement du baptême? Vient ensuite la remarque du Christ au marié sur le bon vin. Le vin devient l’image de l’amour conjugal et, d’ordinaire, cet amour vieillit comme le mauvais vin et devient vinaigre. Il n’en va pas de même à Cana. L’amour des mariés se bonifie à mesure qu’ils approfondissent leur union en Christ, et réciproquement. De fait, Cana nous confirme que le mariage est une figure de l’union mystique, une "Église domestique". Le mariage arrache les époux à leur condition terrestre afin qu’ils deviennent image de Dieu, pour reprendre l'expression de saint Jean Chrysostome. Je ne sais donc pas si cela contredit l'idée qu'on peut se faire du plaisir, je sais en revanche que cela contredit l'idée que certains peuvent se faire du mariage. _________________ Le Grand Orient a été l'Église et le parti de la République et a construit la boîte à outils de la citoyenneté. Alain Bauer |
|  | | pierre Terroriste Bègue


Inscrit le : 21 Juil 2007 Messages : 1542 Localisation : dans la forêt
 | Sujet: Re: Epicurisme et christianisme, le mariage impossible Dim 3 Aoû - 14:06 | |
| | Infinity a écrit: | et pourtant...
| Citation: | « Le troisième jour, il y eut une noce à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi fut invité à la noce ainsi que ses disciples. Le vin venant à manquer, la mère de Jésus lui dit « Ils n’ont pas de vin ». Jésus lui dit « Que me veux-tu, femme ? Mon heure n’est pas encore venue ». Sa mère dit aux serviteurs : « Faites ce qu’il vous dira ». « Or il y avait là six jarres de pierre, pour les purifications des Juifs, contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau ces jarres ». Ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Puisez maintenant et portez-en au maître d’hôtel ». Ils lui en portèrent. Quand le maître d’hôtel eut goûté l’eau devenue du vin - il en ignorait la provenance, mais les serveurs la savaient, eux qui avait puisé l’eau - il appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert d’abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, alors le moins bon ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent ». « Tel fut le commencement des signes de Jésus ; c’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui ». |
(Évangile selon Jean, 2,1-11)
c'est chez Onfray que j'avais vu l'idée (préface à une édition des Colloques d'Erasme). mais bon à mon avis le bonhomme n'a pas la même idée que moi.
il semble y avoir une tradition épicurienne du christianisme, qui se place à côté des trois traditions actuellement les plus évidentes, la tradition platonicienne et néoplatonicienne (saint Augustin, Boèce, saint Anselme, saint François d'Assise et les franciscains, Maître Eckhart et la mystique rhénane, Nicolas de Cues, Pierre Hadot); la tradition aristotélicienne (saint Albert le Grand, saint Thomas d'Aquin et les dominicains, Léon XIII, Jean-Paul II, Benoît XVI, Gilson, Maritain); la tradition protestante (Luther, Calvin, l'idéalisme allemand, Jacques Ellul); auxquelles on peut ajouter la spiritualité jésuite.
cette tradition épicurienne serait fondée à la fois sur des thèmes et sur des auteurs. pour les thèmes, on trouverait la classification des désirs, l'usage du vin et du banquet, l'usage du rire, de la comédie et de la satire, l'importance accordée au milieu populaire, l'acceptation du paganisme antique, la sexualité, le refus d'une vie fanatique et complétement détournée de l'ici-bas. pour les auteurs, on aurait Erasme, Rabelais, Montaigne, Gassendi, et le Kierkegaard du In vino veritas (Stades sur le chemin de la vie). j'ai l'impression de trouver des choses semblables dans les comédies de Molière aussi.
l'idée serait de ne plus penser la terre en partant du Ciel, mais de penser le Ciel en partant de la folie des choses d'ici-bas (cf Eloge de la Folie, Erasme). c'est-à-dire par exemple, ne pas combattre le libertinage en partant de la condamnation stricte des désirs, mais en partant d'une certaine modération de l'usage des plaisirs sans laquelle ceux-ci sont gâtés, afin de préserver une existence vertueuse et libre, agrémentée de quelques douceurs. d'ailleurs c'est drôle parce que Nietzsche a dit plusieurs fois ironiquement "Epicure est un chrétien". l'idée principale d'Erasme, auteur sur lequel je me base principalement pour penser cet épicurisme chrétien, c'est qu'une sagesse telle que développée par les stoïciens ou les Pères de l'Eglise est absolument impossible à atteindre, et que ceux qui le tentent sont plus fous encore que ceux qui s'attachent à de prétendues futilités, comme l'amour, la famille ou la gastronomie. ainsi, essayer de vivre en stoïcien ou en ascète retiré et chaste nous éloignerait de Dieu au lieu de nous en rapprocher, comme on le croit communément. et là je pense à une autre de mes inspirations, Maître Eckhart qui passe pour un mystique alors qu'il conseillait à ses filles spirituelles de préférer secourir un pauvre que de recevoir les "grâces" de Dieu (c'est-à-dire l'extase, l'unio mystica). l'idée, c'est de rester sur terre pour ne pas manquer à notre devoir de chrétien envers autrui. la vraie sagesse serait cette mesure, décrite partiellement par Epicure, dans la vie terrestre, opposée à la démesure de la vie céleste telle qu'elle se manifeste sur terre.
bon j'en ai assez dit. |
Je n ai pas tout lu mais je ne vois pas le rapport avec l epicurisme.... _________________ Tu as aimé ma façon de trancher dans le vif démocratiquement?
Bill Le Boucher |
|  | | Infinity modérateur


Age : 19 Inscrit le : 01 Juil 2007 Messages : 1098 Localisation : près de Toulouse
 | Sujet: Re: Epicurisme et christianisme, le mariage impossible Dim 3 Aoû - 15:07 | |
| je suis globalement d'accord , à part sur certains points particuliers, mais je n'ai pas trop le temps de développer là.
pierre franchement abstiens-toi de poster si c'est pour dire ça .... _________________ « Pluralitas non est ponenda sine necessitate. » G. d'Ockham, In Sent.
« A force de trop haïr le vice, ils en viennent à ne pas aimer assez les hommes. » E. Burke, Réflexions sur la Révo. |
|  | | Pasdeparanoia Agitateur


Inscrit le : 12 Mar 2007 Messages : 2807
 | Sujet: Re: Epicurisme et christianisme, le mariage impossible Lun 4 Aoû - 10:07 | |
| "Avec un peu de pain et d’eau le sage rivalise de félicité avec Jupiter. Epicure.
Mais pour moi la comparaison s’arrête là. Il y a dans le christianisme un attachement à la souffrance qui est effectivement incompatible avec l’épicurisme, qui lui enseignait une vie à la cool. Apres le christianisme, c’est vaste et chacun fait ce qu’il veut de sa vie. Mais les intégristes iront d’avantage vers le martyr pour se rapprocher de leur dieu. Ils y en a bien qui s’infligent des sévices corporels parce que Jésus c’est mangé des coups de fouet sur la route. Incompatible encore du fait que la religion c’est le contrôle des masse par une minorité. Hors l’épicurisme, c’est un peu l’ancêtre de l’anarchie avec l’idée de contrat, le renoncement à la nation, l’enseignement aux esclaves etc. C’est jouir paisiblement de la nature, comme au paradis retrouvé que les chrétiens ne peuvent accepter. Car si le peuple se laisse aller à la vie paisible, la nécessité du clergé n’est plus de mise. Et même s’il y a des prêtres bons vivants, on ne peut pas dire que le prêche dans nos églises encourage une vie tournée vers son plaisir. |
|  | | Pasdeparanoia Agitateur


Inscrit le : 12 Mar 2007 Messages : 2807
 | Sujet: Re: Epicurisme et christianisme, le mariage impossible Lun 4 Aoû - 17:07 | |
| Il ya un truc que j’aimerai bien savoir à propos d’épicurisme. Quelle est pour vous sa définition, car depuis l’antiquité, il y a des variantes notoires dans ce que nos contemporains y entendent. Je reste assez classique quand à ma définition. Loin des orgies, de l’excès, être épicurien aujourd’hui revient à ne pas se prendre la tête. Glisser avec nonchalance sur la douceur que la vie nous offre, évidement mon côté parisien m’empêche de l’attacher à dame nature et son abondance. La vie sociale et professionnelle empêche aussi d’être le digne disciple de ce vieux grec. L’évolution des mœurs rend aussi la distinction entre épicurisme et cyrénaïsme moins aisée. |
|  | | pierre Terroriste Bègue


Inscrit le : 21 Juil 2007 Messages : 1542 Localisation : dans la forêt
 | Sujet: Re: Epicurisme et christianisme, le mariage impossible Jeu 7 Aoû - 14:01 | |
| Il n empeche que je ne vois pas le lien entre cet extrait de Jean et l epicurisme.... _________________ Tu as aimé ma façon de trancher dans le vif démocratiquement?
Bill Le Boucher |
|  | | Messaline Prêtresse de Sapho


Age : 21 Inscrit le : 13 Oct 2007 Messages : 2094
 | Sujet: Re: Epicurisme et christianisme, le mariage impossible Jeu 7 Aoû - 17:13 | |
| | Pasdeparanoia a écrit: | Il ya un truc que j’aimerai bien savoir à propos d’épicurisme. Quelle est pour vous sa définition, car depuis l’antiquité, il y a des variantes notoires dans ce que nos contemporains y entendent. Je reste assez classique quand à ma définition. Loin des orgies, de l’excès, être épicurien aujourd’hui revient à ne pas se prendre la tête. Glisser avec nonchalance sur la douceur que la vie nous offre, évidement mon côté parisien m’empêche de l’attacher à dame nature et son abondance. La vie sociale et professionnelle empêche aussi d’être le digne disciple de ce vieux grec. L’évolution des mœurs rend aussi la distinction entre épicurisme et cyrénaïsme moins aisée. |
Je ne connais pas assez Épicure pour bien en parler, mais il me semble quand même que, comme tu l'as dit et comme l'a suggéré Infinity, il y a quand même un aspect ("strict"?) de l'épicurisme qui fait qu'il se différencie de l'hédonisme (cyrénaïsme). Beaucoup l'assimilent au "jouir sans entraves" mais je me demande si c'est bien exact.
Il y a des chrétiens attachés à la souffrance et d'autres pas du tout. Bref, il y a aussi une question de tempérament là-dedans. Je me suis éloignée du catholicisme en partie sur cette question; je pensais être plus stoïcienne au début, mais tout compte fait je suis peut-être une adepte du "souffrir sans entraves", une sorte d'épicurisme SM quoi.
Le fonctionnement reste le même, l'objectif diffère.
Je dois avoir un petit côté nihiliste. _________________
"Je suis Pazuzu, fils de Hanpa. Le roi des mauvais esprits des vents qui sort violemment des montagnes en faisant rage, c'est moi.''  |
|  | | thordonar Wannabe Soral.

Inscrit le : 13 Aoû 2007 Messages : 1933 Localisation : Sur le fil...
 | Sujet: Re: Epicurisme et christianisme, le mariage impossible Dim 17 Aoû - 21:12 | |
| la soufrance faisant partie de la vie humaine, il faut bien, d'une façon ou d'une autre, lui trouver un sens. ou alors, la vie huamine elle même n'a aucun sens. _________________ vois la lune et le soleil, écoute le vent et la mer, touche la terre et l'arbre, et entends la voix des dieux |
|  | | | Epicurisme et christianisme, le mariage impossible | |
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